| Sur les temps qui se grisent et les corps qui se gainent |
| Nos larmes qui scintillent, saillantes telles un glaive |
| Sur les braises d’incendies, lumière sur nos querelles |
| Ne reste plus qu’la violence, une ode à la haine, une ode à la haine |
| Sur l’espoir pris d’assaut et les rêves qui se meurent |
| Toute cette peur en déco' qui ronge tout d’l’intérieur |
| Sur les bouquets trop faux qui fanent malgré tout |
| Les premiers coups de chaud, la guerre disparue réapparue |
| Sur les désirs voilés, les ultimes croyances |
| Quand parier sur l’après devient extravagance |
| Les discours extrêmes, le spectacle de plus en plus fort |
| Quand on nous dit si près comment rire de la mort |
| Sur l’impression du pire, les comptes à rebours |
| Sur les semblants de paix qui comptent pour du beurre |
| Sur les fêtes de trop, la mort sans retour |
| Sur tout c’qui nous sépare, j’irai cracher mon cœur |
| Voilà, voilà, voilà, j’irai cracher mon cœur |
| Sur toutes ces choses-là, j’irai cracher mon cœur |
| Voilà, voilà, voilà, j’irai cracher mon cœur |
| Et tout c’que j’ai en moi |
| Sur mes nuits d’abandons, mes p’tites morts quotidiennes |
| Sur mes essais drag queen, tous mes élans de reine |
| Sur mes craintes de joie et mes excès de peine |
| Sur comment j’ai menti pour cacher ma trentaine |
| Sur les livres faussement lus, les images qui débordent |
| Les histoires continues qui nous coupent la gorge |
| Sur mes réseaux coupés pour revoir la vraie vie, ouais |
| Celle que j’ai oublié entre l'écran et la nuit |
| Sur tous mes faux amis, la solitude, OK |
| Les amours déçus, le travail acharné |
| L’award jamais eu, nouvelle vie en indé' |
| Les jugements mal venus des gens sophistiqués |
| Sur mes crash test, mes erreurs |
| Les nombreux SOS qui appellent au bonheur |
| Sur le reste, toutes les choses bien trop laides, celles qui m’empêchent encore |
| d'être |
| J’irai cracher mon cœur |