| Un fiacre du Second Empire, |
| Une voiture vieille comme ma trisaïeule, |
| Un fiacre du Second Empire, |
| Une voiture vieille comme ma trisaïeule. |
| Elle, ses yeux tremblaient, |
| Comme douleurs de reins, |
| Elle pleurait dans la nuit. |
| Et le coche d’or met enlevant |
| à sa première communion; |
| Et la jument ralentant, |
| pleurant sa première union, |
| Avec les talons costauds. |
| A la mélancolie de ce fiacre, |
| La lune, rond d’argent monotone, |
| Se regardait en riant dans le chapeau de porcelaine. |
| Je me suis endormi dans la voiture suprême, |
| Ne me suis jamais reveillé. |
| Le coche, la voiture, est mon squelette grêle. |
| Nous devons être au musée de l’armée ! |