| Dans la rue juste à côté, tout parait si calme |
| On peut dire que c’est l'été, qui berce sa palme |
| On peut dire que c’est l’enfer, qui te déshabille |
| Et la honte qui te serre… |
| Dans la rue juste à côté, une femme pleure |
| Les yeux creux, le dos courbé, |
| Une femme a peur |
| Un enfant au regard vide, va, rasant les murs |
| Il ne joue pas, il se ride |
| De l’autre côté de la rue, des nombres impairs |
| Hors de portée de vue |
| Y’a ce mystère |
| Plus le soleil est dur, plus l’ombre est noire |
| De l’autre côté du mur, le désespoir… |
| Dans la rue juste à côté, un drame quotidien |
| Le silence est bien plombé, on parle de rien |
| Je sens bien que tout se sait, même le pire |
| Dans le silence, emmurré … |
| Dans la rue juste à côté, je veux que t’y penses |
| Y’a une femme au dos courbé, dans l’indifférence |
| Elle ne dit rien, elle a peur |
| Juste au bord du vide |
| Et son fils attend son heure… |
| De l’autre côté de la rue, des nombres impairs |
| Hors de portée de vue |
| Y’a ce mystère |
| Plus le soleil est dur, plus l’ombre est noire |
| De l’autre côté du mur, le désespoir… |