| Dans ma tête, c’est l’Afghanistan, dans mon cœur, c’est la Syrie |
| Dans la rue, si tu fais l’acteur, tu finis pas la série |
| Tu veux nous faire la rre-gue sans les fonds mais putain, quelle idée |
| On n’a pas la même vie et on n’a pas la même mentalité |
| Pour faire trembler les filets, faudra s’démarquer des autres |
| Beaucoup d’bateaux restent aux ports quand y a des pirates dans les eaux |
| Mon égo, il me fait du mal, faut qu’j’calme mon égo |
| J’ai du mal à voir d’la sincérité dans les yeux des gos |
| La vie est triste, elle n’est pas drôle Laurent Baffie |
| Les p’tits grandissent et reviennent calibrés quand tu les baffes |
| Papa m’a dit: «Ce monde ne tourne pas rond, faudra faire gaffe» |
| Des menteurs deviennent présidents, des pédophiles ont l’BAFA |
| Sur les réseaux, ils prennent du plaisir à t’humilier |
| Peu d’mères sur les trottoirs mais y a des fils de putes par milliers |
| Sur les plateaux télé, ils sont pas dans la vie réelle |
| J’suis loin de l'Élysée mais proche d’Aubervilliers |
| Et quand la vie se déshabille, j’lui dis de s’rhabiller |
| J’fais pas partie de ceux qui donnent leur cul pour un billet |
| Il est trop tard, y a plus de sable dans le sablier |
| Il est trop tard, y a plus de sable dans le sablier |
| Dans ma tête, il est minuit, tout est bre-som et silencieux comme la ville |
| Et si tu sors le calibre, frérot, j’espère que t’es prêt à perdre la vie |
| Ils m’oublient comme Alexandro Fratelli, appelle l’avocat, passe un message aux |
| fratellos |
| La police manquait à temps le flagrant délit, ils sont en filature, |
| ils veulent me péter au tel-hô |
| C’qu’on fait, ce n’est pas très légal mais faut payer les factures |
| Des problèmes, des mauvaises nouvelles dans la sacoche du facteur |
| Personne ne se vantera d’m’avoir aidé, j’demande aucun aide |
| Sur la bande d’arrêt, j’vois la lumière au bout du tunnel |
| RER B, j’prenais l’métro, terminus de la ligne 3 |
| J’esquivais les contrôleurs, au pire, j’donnais un faux blase |
| À fleur de peau, j’m’emporte vite, aujourd’hui, j’me matrixe pas |
| J’reste calme et j’parle pas des choses quez je n’maîtrise pas |
| Facile de juger, bien installé dans l’fond d’son canapé |
| Apprends-moi à pêcher, j’veux pas d’ton poisson, j’veux ta canne-à-pêche |
| J’ai fait beaucoup de zumba, il pense que je n’sais pas rapper |
| Viens sur le tatami, tu verras bien qu’j’maîtrise mon karaté |
| Y a souvent les mêmes profils sur le banc des accusés |
| Toujours les mêmes bavures, toujours les mêmes policiers acquittés |
| Ça parle avec des Uzi, le moral, le cœur est usé |
| Si l’ennemi est trop prêt, pas besoin d’viser, j’tire au jugé |
| Et quand la vie se déshabille, j’lui dis de s’rhabiller |
| J’fais pas partie de ceux qui donnent leur cul pour un billet |
| Il est trop tard, y a plus de sable dans le sablier |
| Il est trop tard, y a plus de sable dans le sablier |
| Dans ma tête, il est minuit, tout est bre-som et silencieux comme la ville |
| Et si tu sors le calibre, frérot, j’espère que t’es prêt à perdre la vie |
| Ils m’oublient comme Alexandro Fratelli, appelle l’avocat, passe un message aux |
| fratellos |
| La police manquait à temps le flagrant délit, ils sont en filature, |
| ils veulent me péter au tel-hô |