| Allongée sur le sable, j’entends grouiller le peuple |
| Secouer les serviettes et jouer dans la flotte |
| Étendue sur le ventre, je ne veux pas bouger |
| Le soleil me tient bien, je me laisse dorer |
| Autour de moi, ça crie, ça plonge, ça fait du bruit |
| Mais rien ne vient troubler ma semi-léthargie |
| Plongée dans ma torpeur, doucement assommée |
| Je me sens vraiment bien, je me laisse bercer |
| Hiiih ! Des gouttes froides sur mon dos brûlant |
| Ça fait «Pchhh», ça s'évapore en un rien de temps |
| Mais qui est le grand fripon qui m’arrose ainsi |
| En secouant ses ch’veux, qui me rafraîchit? |
| À moitié aveuglée, je tourne un peu la tête |
| Qu’il est joli mon homme, ruisselant de gouttelettes ! |
| À travers le soleil, je vois qu’il me sourit |
| Il s’allonge près de moi |
| L’eau est bonne mon chéri? |
| Et c' pauvre gamin qui pleure devant son château d' sable |
| Y réalise pas la chance qu’il a d'être à la plage |
| Pleure pas, mon p’tit poulet, y a pas d' quoi s'énerver |
| T’as toute l’après-midi pour refaire des pâtés |