| J’ai décidé de cracher ma haine comme un spray |
| Une bombe, un fat-cap d’un seul trait |
| Afin de couvrir toutes mes plaies |
| De couleurs, même si ça te déplait |
| Je peindrai ainsi les couplets de ma vie d’un seul coup de jet |
| Sur n’importe quel trajet |
| Tu verras mon nom c’est tout ce que j’ai |
| Appelle ça comme tu veux, dénigre-moi |
| Dévisage-moi, regarde-moi dans les yeux |
| Tu verras les flammes de mon feu |
| Je fais peur aux vieux, mais ça j’y peux rien |
| Tout ce qui sort du quotidien cause un frein |
| Ici c’est plein de dédain, de préjugés et de chiens |
| Je pense pas aller bien loin |
| Devenir quelqu’un ce à quoi j’aspire |
| Ce que je vais devenir? |
| Je ne sais pas, mais ça m’angoisse au point d’en frémir |
| Tenir une bombe à la main comme certains tiennent une entreprise |
| Un carnet de chèque, une valise |
| C’est le seul pouvoir qu’on m’autorise |
| C’est mon biz, ma maîtrise, pourquoi tu m’brutalises? |
| C’est mon biz, ta hantise, et c’est ce qui m’attise, ce qui te brise |
| J’en fais une analyse précise, survivre est ma convoitise |
| Même si je me valorise |
| Je reste qu’un graffiti qu’on méprise |
| Je voudrais pas qu’on m’oublie |
| Qu’on m’radie de cette vie |
| J’ai ma chance moi aussi |
| Mais d’celle ci on m’dévie |
| Je vois bien qu’on m’a banni, ici tout est comédie |
| Mais je marquerai ma place tant pis |
| Comme un GRAFFITI |
| Comme un graffiti |
| Je vois la jeunesse de la France d’aujourd’hui |
| Toutes les races et religions peintes dans un seul pays |
| Une couleur unie ou l’on oublie même les différences établies |
| Un long dégradé infini qu'éponge tous ces murs gris |
| Ici Paris tous sous la même vapeur de shit et de rengaine |
| Les coulées de 8−6 traînent |
| Pleines d’amertumes et peines |
| Les villes sont pleines de trous noirs, d’illusions, de miroirs |
| A force de croire qu’on peut tous s’en sortir, on voudrait tous la gloire |
| Etre un roi, juste un soir |
| Se sentir libre de toutes contraintes |
| Une vie simple champagne et à la chance on trinque |
| Mais elle feinte, s'échappe dès qu’on ouvre les yeux |
| Passe la despé, aller nique le monde d’un coup de pied |
| C’est ma rage qui roule dans c’train |
| Plein de throw-up et de style jusqu'à demain |
| Tu sauras que j’existe et que je défie mon destin je cours encore, derrière moi |
| Des chiens aboient mais cette fois j’ai 4 longueurs d’avance |
| Et à chaque foulée je me sens m’envoler |
| Je voudrais pas qu’on m’oublie |
| Qu’on m’radie de cette vie |
| J’ai ma chance moi aussi |
| Mais d’celle ci on m’dévie |
| Je vois bien qu’on m’a banni, ici tout est comédie |
| Mais je marquerai ma place tant pis |
| Comme un GRAFFITI |
| C’est toujours la même chose |
| J’essaie d’monter quand d’autres essaient d’m'écraser |
| Ainsi va l’humanité |
| Ingrate à l’unanimité. Me limiter? |
| Quand devant moi, le monde s’ouvre à mes pieds |
| C’est m’irriter, me rabaisser et nier toutes mes capacités |
| Je n’ai pas besoin d’aide |
| Vu qu’ici personne ne m’aime |
| En bas même, mes amis se font bouffer par la haine |
| Tous ceux qui tiennent le coup |
| Ici m’abreuvent de bons conseils |
| C’est fou, à peine |
| Je me relève qu’un autre par derrière me raye |
| Comme un graffiti, on me repeint par-dessus aussi |
| Mais je reviens la nuit |
| Sur le terrain rien n’est acquis |
| Le diable me poursuit, les démons veulent ma peau si |
| Je relâche l’attention, c’est le train de vie |
| Que je mène qui me pourrit |
| Mais malgré tout, seul contre tous, vents et marées réunis |
| Barrage, institution, barbelé, père démuni |
| Je compte bien laisser ma trace |
| Un jour, je serai quelqu’un et puis |
| Tant pis pour ceux qui n’ont jamais cru en moi |
| J’ai ma place ici … |
| Je voudrais pas qu’on m’oublie |
| Qu’on m’radie de cette vie |
| J’ai ma chance moi aussi |
| Mais d’celle ci on m’dévie |
| Je vois bien qu’on m’a banni, ici tout est comédie |
| Mais je marquerai ma place tant pis |
| Comme un GRAFFITI |