| Mes bras s’ouvrent comme un livre |
| Absorbe mes mots, sens mon âme qui vibre |
| Passe les pages de ma vie, pénètre les secrets de ma bible |
| Rien à foutre si ça choque |
| Si mon parlé, mes écrits te glacent dans ton poste |
| Je ne veux qu’entendre la basse claquer sur mes strophes |
| Philosophe? des derniers recours va savoir? |
| Tout ce que j’offre, c’est des bribes de vie sorties de mon bloc-notes |
| Rien qui m’escorte |
| Juste une mélodie qui m’emporte |
| Si j’ai l'étoffe d’un MC, c’est grâce à mon coffre |
| Révolutionnaire, au flow légendaire |
| Un missionnaire sur terre gravissant le feu et l’enfer |
| Je suis l’homme qui possède à ce jour 2 langues, eche palla |
| J’ai ma part chez les jeunes les vieux, les sages comme les stupides |
| J’ai tout fait pour le rap mais je n’ai vu que vide et ingrats perfides |
| Je reviens de loin, j’ai tout repris en main |
| Et devant moi s'étend un horizon sans fin |
| Ça va jacter sur moi, du show-biz à la rue tu paries? |
| Mon agent dit «que ça fait monter ma côte «c'est ça Paris ! |
| J'évite les polémiques, le reste c’est du venin, des «on-dit «J'ai qu’une vie, je veux pas finir comme Tupac et Biggy… |
| Sens tu mon âme qui se soulève |
| Ne vois tu donc pas que le vent se lève |
| Entends ma voix |
| Le mic personne me l’enlève |
| Je relève les défis, j’achève mes ennemis |
| D’un coup de glaive |
| Dans une guerre sans trêve, la gloire est brève |
| Il n’y a pas de maître sans élèves |
| Accepte la vérité, marche ou crève |
| Resplendissant mon esprit s'élève… |
| Il faut que j’arrive à libérer mes pensées |
| Pouvoir évacuer mes peines et complexes |
| Evaluer dans mes textes, le degré de haine que je manifeste |
| On dit qu’elle ne cesse d’aveugler l’homme vers la sagesse |
| Que la paix c’est noblesse |
| Et que l'âme dans la haine nous blesse |
| Reconnaître ses faiblesses, encaisser les coups, vexe |
| Réflexe: j’accumule les tares comme des versements d’espèce |
| La vie: un test |
| Dieu pardonne nos bassesses |
| Qu’on me laisse en paix ne serait-ce qu’un instant |
| V’là que je me confesse |
| C’est ma renaissance, aujourd’hui j’en prouve le sens |
| Il n’y a qu’avec le mic que je conçois l’existence |
| J’ai laissé derrière moi les ruines et fantômes de mon passé |
| On a essayé de m’attacher mais je n’ai fait que voler |
| J’ai remis tout en question, mon orgueil et mes actions |
| Mes erreurs, humiliations |
| Ma vie, ma condition |
| Mes amis, nos ambitions |
| Mon flow et mes convictions |
| J’en fais une addition et je la paye cash sans discussion |
| Dur de rester stable dans ce milieu |
| Tout se perd et ce qui reste se consume dans le feu |
| Je n’ai plus de rancœur |
| J’ai plus d’amour et moins de boulet dans le cœur |
| Pêcheur, repentis toi au mic: l’inquisiteur |
| ROCCA: comme les mains du peuple vers le ciel |
| Comme une nation libérée d’un tyran |
| Comme une bonne nouvelle |
| Comme l’esprit des chamans volants vers les Dieux |
| Qui l’appelle |
| Comme un condor déployant ses ailes |
| Au-dessus des vallées, des montagnes, des forêts. des mers |
| Au-dessus des voix, des toits des grandes villes, des frontières |
| Au-dessus des voix des cris, des pleurs, des balles et des guerres |
| Mon esprit sillonne le monde dans chacun de mes vers |
| Ma poésie de rue retrace tous les complexes urbains |
| Cru, tragique comme une voiture dans un virage sans freins |
| Tu vois les dégâts que ça cause? |
| Si elle est mal interprétée j’ose |
| Même pas imaginer les choses |
| Mais toi tu t’en fous, tu kiffes le son dans tes baffles ! |
| Qu’on me connaisse ou pas, on apprécie mon taff |
| «pour tous les jeunes de l’Univers «une révolution |
| en 2001, elle portera le nom d'élévation |