| Je vais à la bibliothèque municipale |
| Et je suis surpris d’apprendre que l’entrée est payante |
| Je me dis ensuite que cette bibliothèque doit posséder dans sa collection de |
| très vieux livres extrêmement fragiles |
| Car on m’indique qu’il faut enlever ses vêtements et mettre un maillot et un |
| bonnet en latex pour accéder à la salle principale |
| Quand il faut ensuite passer une douche et un pédiluve, je me dis que la mairie |
| fait peut-être un excès de zèle concernant la poussière… |
| Mais je me plie aux règles, je ne suis pas du genre à faire le malin |
| En suivant les couloirs qui mènent à la salle principale je sens le courroux |
| monter en moi |
| Alors que les bruits d'éclats de rire et de cris arrivent à mes oreilles |
| Qui fait donc régner la loi du silence dans cette bibliothèque? |
| Comment pourrais-je lire en toute tranquillité? |
| Je continue bon an mal an mon chemin vers les allées |
| Stupeur, la disposition des livres telle que je la connaissais est toute |
| chamboulée |
| Les allées sont vides et remplies d’eau |
| Les usagers les parcourent en nageant à la recherche de livres qu’ils ne |
| trouvent pas |
| J’accuse alors le coup de ma longue absence des bibliothèques et de ma mauvaise |
| connaissance des nouvelles méthodes de classification |
| Et je rentre chez moi sans demander mon reste |