| La rue, c’est qu’un traquenard, puisse Dieu nous en extraire |
| Faut l’dire, on est braves, on vit les drames sans crier «mayday» |
| On encaisse, on parle pas, on s’dit qu’on n’a pas l’choix |
| D’puis l’départ, on voit nos taux d’espoir divisé par trois |
| On s’est trompés v’là d’fois, on a pris des sales voies |
| Hier, on était trois mais, depuis, l’vice est passé par là |
| J’crois qu'ça commence à s’voir, dire qu’on n’aimait pas l’noir |
| On y r’vend la frappe, le coeur abîmé sous la parka |
| L’argent comme un passe-droit, tu veux qu’on y fasse quoi? |
| J’sais qu’c’est pas la base mais bel est bien c’qu’on finit par croire |
| Fuck les mille e par mois, khey, ça nourrit pas l’squad |
| Tension devient palpable, au front, j’ai mon paquetage |
| J’sais qu’c’est pas la dalle qui manque, s’agissant d’quitter l’bâtiment |
| J’veux pas l’faire en pactisant même si l’or, c’est captivant |
| D’autres l’ont fait en tapinant, c’est fascinant mais fuck ce game |
| Tonnes de charbon chaque semaine, j’rêve qu'à nouveau l’sun se lève |
| J’vais t’dire un truc que tu sais déjà. Le soleil, les arcs en ciel, |
| c’est pas l’monde. Y a de vraies tempêtes, de lourdes épreuves. |
| Aussi grand et fort qu’tu sois, la vie t’mettra à genoux et t’laissera comme |
| ça en permanence si tu la laisses faire. Toi, moi, n’importe qui, |
| personne ne frappe aussi fort que la vie |
| Matrixé par l’oseille, on nique nos vies bêtement |
| Les problèmes s’entassent jusqu'à en prendre le nord |
| Combien en son-pri? Combien sont die? |
| J’ai toujours pas guéri, poto, j’ai mal |
| J’aimerais tellement voir la paix dans l’mundo |
| Pas voir les p’tits reufs s’tuer dans l’bendo |
| Les gues-dro, les armes nous font du sale |
| Font souffrir nos familles, poto, j’ai mal |
| En tombant, j’ai compris que l’monde est moche |
| La vie, c’est du sursis, faut pas en être love |
| Trop d’frères sont sous terre, Allah y rahmou |
| J’espère qu’un jour, on s’retrouvera |
| Le soit, j’me noie dans ma 'teille et j’pense à tout l’squad |
| C’est combien on a souffert, seul Dieu était là |
| Quand on risquait nos vida, la stup au tournant |
| C’tait pas GTA, c’tait pas un jeu, khey |
| Nos vies sont pas les mêmes, nos contactes pas les mêmes |
| On dira pas les names, les vrais savent que j’dis vrai |
| J’ai plus vingt ans, j’suis comme un plot, j’suis dans la trentaine |
| J’ai plus rien à prouver, bientôt, j’me casse du game |
| Et quand j’suis saoul, j’fais l’tour du hood, j'écoute du Wu-Tang |
| J’ai r’pris l’flow tah Lil Baby pour cracher ma haine |
| J’voulais tellement qu’on s’en sorte qu’j’ai perdu l’nord khey |
| La street et l’succès nous mène à la perte |
| Y a des fois où c'était dingue dans le quartier, on ne savait jamais ce qui |
| pouvait arriver, ni quand. J’en avais trop fait pour faire machine arrière et |
| j’en avais trop fait pour continuer comme ça. Faut croire que les évènements |
| gagnent toujours le pas sur vous |
| Matrixé par l’oseille, on nique nos vies bêtement |
| Les problèmes s’entassent jusqu'à en prendre le nord |
| Combien en son-pri? Combien sont die? |
| J’ai toujours pas guéri, poto, j’ai mal |
| J’aimerais tellement voir la paix dans l’mundo |
| Pas voir les p’tits reufs s’tuer dans l’bendo |
| Les gues-dro, les armes nous font du sale |
| Font souffrir nos familles, poto, j’ai mal |