| Un goût amer, tu vois ta mère qui porte ses courses malgré l’paradis sous ses |
| pieds |
| Y a qu’le bitume sous ta paire, triste est l’constat quand tu r’gardes dehors |
| Quatre types sur un teh, les p’tits veulent faire des ronds avant d’faire des |
| roues arrière |
| J’sais qu’tu cherches à rentrer tard parce que l’jogging sent l’pétard |
| Parce que t’aimes la nuit, bellek, l’alcool pourrait faire basculer ta vie, |
| bellek |
| Quand ça va pas top-top, t’inhales un joint d’olive |
| Loin d’l'époque-poque d’Olive et Tom-Tom et Nana |
| Trois putain d’projets plus tard, B. E n’a pas changé |
| Le temps n’a pas changé d’allure mais sa montre a changé |
| Déjà 15 heures, réveil tardif, toujours pas mangé |
| Seul dans ta chambre pas rangée, t’y rentres le soir arraché |
| Que des cauchemars, t’as plus aucun rêve, nan, Morphée te fait plus d’caresse |
| Il peut t’faire la tête au carré sans mettre d’empreinte sur l’Tokarev |
| Toi, t’as jamais fait l’voyou, tes reuftons, c’est des vaillants |
| Ils savent même pas où aller, ils prennent des risques en roue arrière, |
| la roue voilée |
| Si t’es vulgaire, c’est qu’l'énervement est trop puissant |
| S’tu ralentis, c’est qu’le sol est trop glissant |
| Sous alcool, tu t'électrises, tu sais qu’pour devenir calme, il t’faut du temps |
| Toi, t’apprends à lâcher prise en t'électrocutant |
| Une mauvaise graine, mauvaise est la pousse |
| C’est tout c’que t’es, t’sais rien faire à part être à la bourre |
| Gros survêtement, paire de TN, pas d’Canada Goose |
| À la maison, il t’manque un peu d’biff mais tu manques pas d’amour, hey |
| C’est comme ça qu’est ta vie, frère (na-na-nana), rien pour te satisfaire |
| Petit frère, faut faire avec, faut t’y faire (faut faire avec, faut t’y faire) |
| Des pensées noires chaque hiver, ta mère dort plus sans somnifère |
| Ça fait dix piges qu’elle veut plus voir ton re-p' |
| Ils restent ensemble, t’sais pas pourquoi, peut-être pour t’rendre heureux |
| Peut-être pour pas qu’leurs conneries t’retombent sur la gueule |
| Mais t’as quinze piges, tu t’en bats les couilles |
| Dans ta poche, un BlackBerry, pas d’argent pour Apple (pas d’argent, |
| pas d’argent) |
| T’façon, ta vie, c’est prendre des coups sans les rendre |
| Parce qu'à la fin, faut rendre des comptes (ouais, mon pote) |
| Tout c’que ta mère t’enseigne, ça vient d’la religion |
| Elle veut qu’t’ailles à l'église, paraît qu'ça lie les gens |
| Mais toi, chaque dimanche, tu t'éclipses (tu t'éclipses, tu t'éclipses, |
| tu t'éclipses, tu t'éclipses, tu t'éclipses, tu t'éclipses, tu t'éclipses…) |
| Ouais |
| Une mauvaise graine, mauvaise est la pousse |
| C’est tout c’que t’es, t’sais rien faire à part être à la bourre |
| Gros survêtement, paire de TN, pas d’Canada Goose |
| À la maison, il t’manque un peu d’biff mais tu manques pas d’amour, hey |
| C’est comme ça qu’est ta vie, frère (c'est comme ça qu’est la vie), |
| rien pour te satisfaire |
| Petit frère, faut faire avec, faut t’y faire (faut faire avec, faut t’y faire) |
| Des pensées noires chaque hiver, ta mère dort plus sans somnifère |
| Toi, tu fumes du shit tous les soirs, nan, c’est pas l’son qui t’fout la |
| pression |
| Ta boule au ventre a grossi, tes potes font des agressions |
| Des trous sous l’pull-over (ouais), écouteurs sous l’bonnet |
| L'été sur du Don Toliver, sur du Dany Dan tout l’hiver |
| Je sais qu’la 'sique te fait l’effet d’un stick de beuh |
| T’aimes pas qu’on t’mette dans une case, t’aimes pas qu’on t’stigmatise |
| T’aimes pas qu’on t’compare à quelqu’un (ouais), t’aimes pas qu’on t’compare |
| aux autres (ouais) |
| Pour les études, t’as raté l’train, mais bon, par chance, tu rappais bien |
| Alors, vas-y (ouais), montre à tous ces fils de pute à quel point c’est facile |
| pour toi, 't'façon, pourquoi tu f’rais pas? Vas-y |
| Toi, t’es d’ceux qu’les délits aiment, t’as pas l’oseille qu’ils détiennent |
| Le soir, tu rentres, t'écoutes un énième son d’L.I.M |
| Finie la guerre des cailloux, autour de toi, c’est l’chaos |
| Ça passe des cartes Yu-Gi-Oh! à bicrave des grammes au kilo |
| Toi, t’as jamais vendu, t’as gardé foi en toi |
| Tu t’es interdit d’croquer le fruit défendu, ok |
| Si t’es vulgaire, c’est qu’l'énervement est trop puissant (yeah) |
| S’tu ralentis, c’est qu’le sol est trop glissant |
| Sous alcool, tu t'électrises, tu sais qu’pour devenir calme, il t’faut du temps |
| Toi, t’apprends à lâcher prise en t'électrocutant |
| Jeune B. E (jeune B. E, jeune B. E) |