| J’ai grandi dans une famille simple, mentalité on partage tout |
| Avec mon frère, on dormait dans la même chambre |
| Roubaix c'était pas les Champs, mais on a jamais manqué d’argent |
| J’suis ni bicraveur, ni marchand, j’connais la rue qu’en y marchand |
| Quinze ans mon premier portable, SMS illimités |
| Seize ans j'écoute «Civilisé» sur un banc pas confortable |
| J’ai vu des vestes mais pas l’vent tourner, les p’tits suivent quand les grands |
| courraient |
| J’sors dehors, j’mets deux survêts' histoire d'être rembourré |
| On pactise pas avec le diable, on pactise avec personne |
| Indépendant comme Jefferson Thomas, y a des jours où j’ai l’seum de moi |
| Pourquoi j’fonce, sans jamais faire d’expertise? |
| Pourquoi j’m’attends à rien comme la veille d’une perquise? |
| J’ai vu des potes taper la dure, j’en ai vu d’autres rapper la ue-r |
| Mais j’fréquente jamais c’fils de pute qui frappe sa meuf au lieu d’un mur |
| Pourquoi j’ai peur des gens? Petit j’flippais d’tout genre |
| Pourquoi j’crois pas lahuiss qui m’dit qu’son chien n’est pas méchant? |
| Y a des choses que j’ai pas vues v’nir, des larmes que j’ai pas su ret’nir |
| Des mots qu’j’aurais dû surligner, des pages que j’aurais dû relire |
| On juge les autres alors qu’on sait bien qu’on est pas mieux qu’eux |
| À part ces sales bacqueux, ma leu-geu, on écrit bien, on parle mal |
| Malheureux, à part l'été, j’déteste le rap qui raconte rien comme les bagarres |
| à trois contre un |
| Une mère qui pleure, encore un p’tit qui décède |
| La vie vaut plus qu’un pull YSL |
| Savent pas c’qui s’passe à la maison |
| Toute ma vie, l’orage gronde entre quatre murs |
| Qu’est-ce tu veux faire quand il rentre par effraction? |
| J’ai jamais su, jamais su comment l’exclure |
| Si toi aussi tu sais c’que ça fait, tu sais (si toi aussi tu sais c’que ça fait) |
| Si toi aussi tu sais c’que ça fait, tu sais (si toi aussi tu sais c’que ça fait) |
| Jeune B. E, j’veux voir N.Y.C, mais mon rap s’arrête à Roissy, les monuments ils |
| changent pas ici, mais moi si |
| Sous l’paillasson, les clés ont moisies, toujours dehors ou dans une caisse |
| Quand tout l’monde dort les chiens sans laisse réveillent la voisine, ouais |
| J'étais p’tit, j'étais personne, j’voulais per-ra comme personne |
| J’ai passé des années dans l’ombre, jusqu'à c’que les labels sonnent |
| J’ai pas eu d’aide de mon daron alors forcement j’ai fait des erreurs |
| Sauf vendre mes principes pour des belles sommes |
| Ouais gros, tu m’diras jamais d’faire ci, j’prends mais je sais dire merci à |
| ceux qui m’tendent une main propre |
| J’ai vu des potos s’faire ken, fin tragique plutôt certaine |
| Je sais c’que c’est d'être mal vu comme mon équipe à Saint-Trop', ouais |
| On m’a r’fusé des feats, fuck, j’en ai r’fusé aussi |
| On boxe avec les mots, ces bouffons rappent pour amuser les filles, ouais |
| J’drague plus, j’ai peur des captures, pourquoi j’suis pas comme les autres? |
| Pourquoi chez moi l’orage gronde entre quatre murs? |
| Savent pas c’qui s’passe à la maison |
| Toute ma vie, l’orage gronde entre quatre murs |
| Qu’est-ce tu veux faire quand il rentre par effraction? |
| J’ai jamais su, jamais su comment l’exclure |
| Si toi aussi tu sais c’que ça fait, tu sais (si toi aussi tu sais c’que ça fait) |
| Si toi aussi tu sais c’que ça fait, tu sais (si toi aussi tu sais c’que ça fait) |